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Mes "frères" assassins, comment j'ai infiltré la cellule d'Al-Qaïda, de Mohamed Sifaoui : excellent livre que je conseille vivement de lire. Résumé de couverture : Par un pur hasard, Mohamed Sifauoi a rencontré à Paris un Algérien qui avait, au cours des années 80, fréquenté le même lycée que lui. Karim Bourti est devenu un islamiste radical, un terroriste. Au fil des jours, ce dernier lui présente ses amis, ses "frères" et l'auteur découvre des choses surprenantes. Karim vient de purger une peine de prison, il avait été arrêté en 1998 et acusé de préparer avec d'autres des attentats terroristes. Pendant plus de trois mois, Mohamed Sifaoui a tenu un journal quotidien dans lequel il a noté les moindres détails. Il a également filmé ses contacts -en caméra cachée- pour deux reportages qui seront diffusés sur des chaînes françaises. Ses nouveaux "frères" lui ont expliqué quelles seraient les cibles éventuelle de la France, 'lun d'entre eux lui disant : "Nous devons avoir le Coran dans une main, la kalachnikov dans l'autre". Tentant de le récupérer, ils l'ont chargé de leur trouver des financements, de faire de la propagande et de leur fournir des informations sur des personnalités algériennes dont le mufti de Paris, Dalil Boubekeur et celui de Marseille, Sohieb Bencheikh en vue, diront-ils, "d'une possible élimination de dignitaires algériens", bref, autant de révélations fracassantes qui ont fait de cette enquête le premier regard porté par un journaliste sur l'"intimité" d'une cellule terroriste. Un document exceptionnel et ô combien inquiétant.

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Lettre aux islamistes de France et de Navarre, de Mohamed Sifaoui : sans plus.
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Géopolitique du Chaos : très chiant, non structuré, qui ne va pas au fond des choses, et interprétations non objectives. A ne pas lire.

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Les Echelles du Levant, de Amin Maalouf : très belle histoire, se lit facilement. Résumé : "Echelles du Levant", c'est le nom qu'on donnait autrefois à ce chapelet de cités marchandes par lesquelles les voyageurs d'Europe accédaient à l'Orient. De Constantinople à Alexandrie, en passant par Smyrne, Adana ou Beyrouth, ces villes ont longtemps été des lieux de barssage où se côtoyaient langues, coutumes et croyances. des univers précaires que l'Histoire avait lentement façonnés, avant de les démolir. Brisant, au passage, d'innombrables vies. Le héros de ce roman, Ossyane, est l'un de ces hommes au destin détourné. De l'agonie de l'Empire ottoman aux deux guerres mondiales et aux tragédies qui, aujourd'hui encore, déchirent le Proche-Orient, sa vie ne pèsera quère plus qu'un brin de paille dans la tourmente. Patiemment, il se souvient, il raconte son enfance princière, sa grand-mère démente, son père révolté, son frère déchu, son séjour en France sous l'Occupation, sa rencontre avec Clara, leurs moments de ferveur, d'héroïsme et de rêve ; puis la descente aux enfers. dépossédé de son avenir, de sa dignité, privé des joies les plus simples, que reste-t-il? Un amour en attente. Un amour tranquille, mais puissant. Peut-être, en fin de compte, plus puissant que l'Histoire.

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Les Jardins de Lumière, de Amin Maalouf : très beau roman à la fois religieux et philosophique. Lecture conseillée. Résumé : Lorsqu'on emploie les mots "manichéen" ou "manichéisme", on songe rarement à Mani, peintre, médecin et philosophe oriental du IIIe siècle, que les Chinois nommainet "le Boudhha de lumièreé et les Egypsiens "l'apôtre de Jésus". Bien loin des jugement tranchés et sans appel auxquels on l'associe, sa philosophie tolérant et humaniste visa à concilier les religions de son temps. Elle lui valut les persécutions, le supplice, la haine. Mille ans après, l'accusation de manichéisme conduisait encore les Albigeois au bûcher...

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Les Jardins du roi , de Fatéma Oufkir : excellent livre, très dur, mais qu'il faut absolument lire, et qui apprend à relativiser sur nos petits malheurs de la vie. Résumé : En 1991, Fatéma Oufkir et ses enfants recouvrent la liberté, après 19 ans d'une détention inique. Leur crime? avoir eu pour mari et pour père le général Oufkir, ministre de l'Intérieur marocain, "suicidé" en 1972 à l'issue du putsch manqué contre le roi Hassan II. Un destin qu'était loin d'imaginer l'adolescente Fatéma, lorsque, dans les années 50 , ce jeune officier, farouche partisan de l'indépendance, la demanda en mariage. Après l'accession au trône de Mohammed V, Fatéma devient l'une des personnalités choyées de la cour, en tant qu'épouse d'un des plus grands serviteurs de l'Etat. Une faveur qui se prolonge durant les premières années du règne de Hassan II. Mais la corruption ambiante et l'autoritarisme archaïque du monarque alaouite vont peu à peu éloigner de lui son ministre... Autour du destin brisé d'une femme, c'est tout un pan de l'histoire du Maroc contemporain qui surgit dans ces pages. Une histoire marquée par une indépendance difficile, un divorce criant entre les besoins du peuple et l'opulence de la catse dirigeante, et de lourds secrets politiques telle que l'affaire Ben Barka.

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La prisonnière , de Malika Oufkir et Michèle Fitoussi : version d'une des filles, excellent livre aussi, bouleversant, autre éducation mais même destin. A lire aussi. Résumé : En 1972, son coup d'Etat manqué contre le roi Hassan II vaut au général Oufkir la mort par "suicide". pour sa femme, Fatéma, et ses six enfants, commence alors un épouventable calvaire. Mais l'histoire que Malika, l'aînée, a confié à Michèle Fitoussi prend sa source plus tôt. En 1958, à cinq ans, Malika est adoptée par Mohamed V. Elle grandit à Rabat, dans le palais, parmis les courtinanses du harem, les esclaves du Feu, les gouvernantes à l'accent allemand. A 18 ans, Malika compte parmi les héritières les plus courtisés du royaume. C'est alors qu'éclate le drame. Et que commencent, pour une femme et des enfants dont le dernier n'a pas trois ans, 20 années de détention dans des conditions inhumaines. Malika n'a rien oublié : la faim, la soif, l'angoisse, l'incompréhension. Jusqu'à cette rocambolesque évasion de 1987, qui marquera pour la famille Oufkir le début du retour à la vie...
PS : je n'ai pas pu envoyer l'image complète de couverture, le blog refuse, sans doute parce qu'il il y a des enfants en couverture...

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Le Sens de la Vie, par le Dalaï-Lama : si on a le courage se triturer l'esprit pour comprendre les 50 premières pages, le reste est plutôt pas mal, beaucoup de répétition mais des conseils très interessants, notamment sur La Voie. Résumé : Il existe de nombreux types de bonheur et divers chemins pour y parvenir. pour les bouddhistes, qui croient en la réincarnation, les qualités de l'esprit s'accroissent infiniment de vie en vie. La méditation, en tentant d'approfondir les rapports entre la matière et la conscience, permet d'accéder à la sérénité et à une plus grande force intérieure. Avec une rigueur toute scientifique, le Dalaï-Lama expose les dievrs aspects d'une religion qui, développant les qualités de compassion de chacun, considère que le bonheur de l'humanité passe d'abord par le perfectionnement de l'individu.
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La vie Heureuse ; et la Brièveté de la Vie, Sénèque : génial, tellement de vérités, à lire absolument. Je n'ai pas le résumé car j'ai pretté le livre.

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Ben Barka, une vie, une mort, de Zakya Daoud et Maâti Monjib : en cours de lecture, mais s'averre très interessant. Résumé : "Ce mort aura le vie longue, ce mort aura le dernier mot", écrivait Daniel Guérin à propos du leader de l'opposition marocaine, enlevé le 29 octobre 1965 devant la brasserie Lipp à Paris. A l'heure où "l'affaire Ben Barka" connaît de nouveaux prolongements, le caractère prophétique de ce jugement résonne avec une acuité nouvelle. Trente ans après sa disparition, ce livre est la premire biographie que l'on consacre à un homme dont la mort a paradoxalement occulté la vie : son enfance modeste dans la médina de Rabat, sa famille, ses dons intellectuels hors du commun qui auraient pu en faire l'un des mathématiciens de sa génération. Son combat, dès l'âge de quatorze ans, en faveur de l'indépendance marocaine, puis ses rapports conflictuels avec la monarchie en sa qualité de chef de file de l'opposition ; sans oublier son inépuisable ardeur de "commis voyageur de la révolution" au service de l'émancipation des peuples du tiers-monde, aspect essentiel et mal connu d'une fulgurante carrière qui excéda de loin le cadre de la politique intérieure marocaine. Au-delà, les auteurs s'attachent à décrire l'étonnante personnalité de celui qui fut taxé d'"ennemi plublic numéro un", adulé par la jeunesse de son pas, à la fois tribun charismatique et fin lettré, calculateur naïf, le côté gavroche de cet éternel étudint, qui dormait peu et travaillait sans cesse, le côté tyrannique de cet homme d'appareil dépourvu d'appareil. Le combatant engagé, reçu par tous les cehfs d'Etat, le politique précautionneux, l'homme de l'ombre usé par une vie épuisante, l'homme traqué de l'exil. Une multiplicité qui, à elle seule, pouvait tuer. Le destin tragique de Medhi Ben Barka illustre enfin, le drame vécu par de nombreux leaders tiers-mondistes d'une époque qui se clôt à la Havanne en 1966, où les solidarités révolutionnaires finiront, peu à peu, par céder la place à la raison de l'Etat.
A venir :
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- Propagandes silencieuses : masses, télévision, cinéma
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